Marches pour le climat : “M. Macron, remballez votre mépris et agissez !” (Ian Brossat)

Selon Le Parisien, le Président de la République, dans l’avion qui l’emmenait à New York, s’est une nouvelle fois livré à des propos particulièrement méprisants.

Cette fois, ce sont les jeunes qui participent par dizaines de milliers aux marches pour le climat qui font l’objet de la condescendance présidentielle. « Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème ». Cette arrogance sans borne est insupportable. Emmanuel Macron a pour mandat de représenter les Français, pas de les accabler de ses propos suffisants et fielleux.

De plus, le chef de l’État fait mine de ne pas comprendre que les marches pour le climat ne se cantonnent pas à la dénonciation de la situation catastrophique du réchauffement climatique, mais exigent d’abord et avant tout de l’action de la part des gouvernements. Or, en matière de transition écologique, le Président se signale par sa passivité criminelle. Pire, derrière les déclarations d’intentions, il continue en réalité « business as usual », en apportant son soutien aux traités de libre-échange comme le CETA, aux projets destructeurs (EuropaCity, CDG Express…), et aux industriels de l’énergie carbonée (renouvellement des concessions aux compagnies d’hydrocarbure, exonérations fiscales sur les énergies fossiles, division par deux du crédit d’impôt pour la transition énergétique, accord donné à Total pour importer 550 000 tonnes d’huile de palme…). Tout récemment encore, le gouvernement a acté la fin du train des primeurs Perpignan-Rungis, donnant ainsi son feu vert à l’arrivée de 25 000 camions polluants supplémentaires sur les routes pour le remplacer.

Alors oui, M. Macron, les jeunes ont raison de se mobiliser par milliers pour dénoncer votre inaction et votre double discours. Remballez votre mépris et agissez vraiment pour sauver le climat !

Ian Brossat, porte-parole du PCF,

ADP au cœur, ADP en fête !

La proximité de l’aéroport du Bourget n’en est sûrement pas une explication pertinente, mais la mobilisation pour empêcher la privatisation d’Aéroports de Paris fut bien l’un des principaux leitmotivs de l’édition 2019 de la Fête de l’Humanité. Elle a nourri des dizaines de milliers de dialogues dans toutes les allées, au stand des parlementaires communistes, à celui du Conseil national, dans tous les endroits où les militant·e·s se sont organisé·e·s pour solliciter, débattre, inviter à voter sur les ordinateurs mis à disposition à plusieurs endroits de la Fête.

Beaucoup n’avaient évidemment pas attendu la Fête pour voter. D’autres s’informaient, demandaient des précisions, souhaitaient l’échange pour croiser les arguments les plus à même de convaincre autour d’eux… Avec visiblement une motivation qui prend corps : mettre un coup d’arrêt au bradage des biens publics et mettre enfin Macron en échec !

Celles et ceux qui n’avaient pas encore voté n’avaient pas besoin de beaucoup d’arguments pour se précipiter vers les ordinateurs, certains nous disant même : « je tenais à le faire à la Fête ! »

Ce sont ainsi 10 000 votes qui ont été récoltés en 3 jours, mais, au-delà du chiffre, ce sont autant de personnes susceptibles de rayonner autour d’elles, qui ont pris conscience que l’objectif de 4,7 millions, aussi élevé qu’il puisse paraître, n’en est pas moins atteignable. Des milliers de personnes qui n’entendent plus se faire voler leur parole et exigent un grand débat public sur ADP, comme sur l’ensemble des services publics.

Car l’essentiel est là : la Fête de l’Humanité a bel et bien constitué un tremplin pour relancer, donner de la visibilité et de la crédibilité à l’objectif du million de signatures pour le référendum ADP.

À partir de ce seuil, à portée de main, tout deviendra possible. C’est aussi ce que semblait dire aux dizaines de milliers de participant·e·s les avions qui survolaient la Fête au départ, ou à l’arrivée, du Bourget ou de Roissy-Charles-de-Gaulle tout proches !

Pierre Laurent

Municipales mars 2020 : un enjeu local de portée nationale

Les communistes ont décidé de mettre au cœur des élections municipales l’enjeu démocratique, devenu majeur pour notre pays, que constitue la survie des communes et de la vie démocratique municipale. Avec une grande ambition de participation citoyenne lors de la préparation de ces élections comme tout au long du mandat. Nous appelons au rassemblement de toutes et tous pour battre la droite et l’extrême droite et à l’engagement de millions d’hommes et de femmes que nous voulons mobiliser sur les enjeux locaux liés aux grandes questions politiques qui traversent le pays. L’égalité des territoires, la démocratie citoyenne, le droit au logement et à la mobilité, l’amélioration du pouvoir d’achat, une fiscalité juste, le développement des services publics locaux de la petite enfance, de la santé, des loisirs, de l’éducation, du sport…

Rendre concrètes nos propositions

Sur la base de projets concrets, nous voulons rassembler nos concitoyen·ne·s pour mieux vivre dans tous les territoires. Nous voulons rendre concrètes les propositions des communistes, nos maires, nos élu·e·s dans des milliers de villages ou de grandes villes. Nous voulons mettre en œuvre pour plusieurs millions de nos concitoyen·ne·s, la solidarité, la démocratie participative, la lutte contre l’injustice sociale, contre les discriminations. Déjà les actions sur le terrain de nos élu·e·s en lien avec les militant·e·s communistes et de nombreux citoyen·ne·s sont à saluer et à poursuivre. Dans un contexte de mobilisations sociales pour le pouvoir d’achat, pour les mobilités, la santé ou les retraites, ne nous trompons pas, les élections municipales auront pour le gouvernement une dimension nationale.

Maintenir les mairies dirigées par un·e communiste, conserver nos élu·e·s dans des majorités ou dans l’opposition, reconquérir des villes doit être notre objectif commun dans les 6 mois qui viennent, tout en participant à des mobilisations sociales. Face aux objectifs du pouvoir et du capital de privatisation et de démantèlement des services publics, les communistes doivent investir en grand ces élections municipales. Il faut s’y mettre sans attendre et sans sous-estimer la portée politique de ce scrutin.

Les populations de la majorité des communes sont en état d’urgence économique, social, éducatif, sanitaire, écologique et culturel. Le pouvoir d’achat baisse du fait des bas salaires, du faible niveau des retraites, alors que les prix de l’énergie, de l’alimentation saine, des assurances, des logements s’envolent. Les déserts médicaux à la ville comme à la campagne s’étendent. Il devient de plus en plus difficile et coûteux de se déplacer. Alors que la jeunesse est de plus en plus diplômée, elle connait un chômage de masse persistant, avec des discriminations y compris territoriales fortes.

Un acte démocratique fort

Dans le même temps, la pression sur la dépense publique des communes et sur leurs ressources se fait maximum, entravant fortement leur capacité à répondre aux besoins. Leur projet est clair : tuer la commune. Le lieu où s’exprime avec force le mouvement associatif, où des centaines de milliers de nos concitoyens font l’expérience de la politique. Ils veulent déconnecter les citoyen·ne·s des lieux de décisions en appauvrissant l’échelon municipal au profit de grosses intercommunalités, voire de métropoles. Le fait métropolitain est incontournable, il faut l’affronter, mais dans le cadre de coopérations choisies, d’une urbanisation maitrisée, de la coopération entre territoires et pas de la concurrence entre les territoires ou les habitant·e·s.

Nous sommes devant un effet ciseaux : d’un côté l’aggravation de la situation économique des gens, des transitions démographiques et écologiques qui appellent plus de dépenses sociales et plus de services publics et, dans le même temps, des recettes fiscales communales en fort recul, des pertes de compétences et le désengagement de l’Etat.

Administrer librement la commune, encourager l’intervention populaire, rendre compte de son mandat, agir contre l’austérité et pour la solidarité, avec comme priorité la démocratie, les services publics, l’écologie liée indissociablement au social : toutes ces ambitions locales des communistes rencontrent avec force nos combats nationaux.

Les communistes apportent la force du bilan social, écologique et culturel de plus de six cents maires et de leurs milliers d’élu·e·s communaux. Nous voulons les réélire et en élire de nouveau dans toutes les communes. Nous voulons gagner face à Macron et Le Pen. Nous voulons faire des municipales un acte démocratique fort qui fracture le duopole LREM/RN et qui redonne espoir au peuple de France.

Pierre Lacaze, membre du CEN, responsable national aux élections

Yann Le Pollotec, membre du CN, secteur Élections

Le 16 mars, rassemblons-nous autour de dix propositions pour la France

Macron et son gouvernement tentent de détourner la colère populaire avec le « grand débat national ». Le PCF agit pour déjouer cette manipulation et favoriser les échanges citoyens avec les Cahiers de l’espoir. Les 10 principales propositions qui en émaneront seront remises au président et au gouvernement le 16 mars. Rassemblons-nous massivement ce jour-là pour les leur porter. Inscrivez-vous ici à l’événement

Confronté à une crise sociale et politique sans précédent depuis longtemps, le Président de la République et son gouvernement tentent de détourner la colère populaire avec l’organisation du « grand débat national ». Tous les sondages en font foi : les Français ne sont pas dupes. Si nombre d’entre eux en profitent pour prendre la parole, ils comprennent aussi que l’opération gouvernementale consiste à redonner la main au monarque élyséen, à diviser le pays, à rassembler l’électorat de droite contre une révolte sociale qui se poursuit, à préparer ce faisant les élections européennes du printemps prochain.

Au-delà du Macron-show quasi-hebdomadaire, relayé jusqu’à la nausée par les chaînes d’information en continu, le pouvoir espère de toute évidence escamoter les attentes qui montent majoritairement de la société. Quelques décrets, des projets de loi, voire un référendum, telles sont les réponses qui se cherchent en haut lieu.

Pourtant, chacun peut en faire d’ores et déjà le constat, sur les cahiers de doléances ouverts dans les mairies, lors des rencontres publiques, sur le site officiel du « grand débat », notre peuple dit ce qu’il veut voir changer, dans sa vie de tous les jours, dans les politiques publiques, dans la conception même de la démocratie. Hausse des salaires et des retraites, redistribution des richesses, mise en cause du coût du capital pour notre société, justice climatique et transition écologique, égalité des territoires, défense des libertés, nouvelle République démocratique et sociale, ouverture de nouveaux pouvoirs d’intervention des salariés à l’entreprise, refus des diktats austéritaires européens : ils ne sont pas décidés à s’en laisser compter par des gouvernants aussi sourds à leurs demandes que prompts à satisfaire celles de la finance. Depuis des semaines, les communistes agissent pour déjouer les grandes manœuvres présidentielles, subvertir le « grand débat » en le débordant pour favoriser les échanges citoyens. Avec l’Humanité, ils ont appelé à élaborer au plus près des populations des « cahiers d’espoir », où chacun et chacune peut faire état de ses revendications et avancer les solutions qui lui paraissent correspondre aux besoins les plus urgents du pays.

C’est ce mouvement qui va trouver un premier aboutissement le samedi 16 mars. À ce moment, Emmanuel Macron prétend clore le « grand débat national » et en tirer ses propres conclusions. Ce sera pour nous, à partir des grandes exigences populaires ayant marqué les derniers mois, et sur la base de ce qui aura été réellement porté dans les échanges auxquels nous aurons participé, l’occasion de rendre publiques dix propositions pour la France. Dix propositions visant à empêcher que le débat citoyen ne soit étouffé, et à permettre qu’il puisse au contraire commencer à tracer le chemin d’une alternative de rupture avec les logiques destructrices du libéral-capitalisme.

À Paris, en appui à la délégation qui se rendra auprès du président de la République ou du Premier ministre, un grand rassemblement sera organisé le 16 mars à 10h, place Chassaigne-Goyon, Paris 8eme. Des hommes et des femmes s’exprimeront, ils diront à partir de leurs propres expériences ce qui doit enfin changer. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, présentera nos dix propositions, et Ian Brossat montrera l’importance des enjeux européens pour le mouvement social qui s’est levé avec les « gilets jaunes » comme avec les innombrables luttes qui se déroulent pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics, un nouveau modèle de développement écologiquement soutenable, une justice au service du plus grand nombre, etc. Cette initiative devient donc, dès à présent, le grand rendez-vous militant et populaire qu’ont à préparer les fédérations d’Île-de-France et celles qui sont les plus proches.

Dès le lendemain de ce 16 mars, il reviendra à tous et toutes les communistes, à leurs sections et fédérations, d’organiser partout des conférences de presse pour faire connaître les dix propositions, les relayer auprès de nos concitoyens, multiplier les débats destinés à discuter de la sortie de crise qu’attend le peuple français. Les communistes sont à l’initiative pour être toujours mieux au service des travailleurs et du peuple.

Christian Picquet, membre du Comité exécutif national.