Fédération du Loiret

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Malaise chez le personnel communal de Saint Jean de la Ruelle

 
 
 
 

Question écrite au conseil municipal du 15 avril 2011.

 

M. Le Maire,

Mesdames les élues et messieurs les élus,

 

Comme vous, certainement, j’entends dans les services les échos d’un malaise profond qui traverse une grande partie du personnel communal.

Cela n’est pas nouveau. Dès le début de cette mandature, la municipalité a eu à faire face à des mouvements de colère dans le personnel.

J’entends que les moyens d’effectuer les missions du service public sont de plus en plus restreints et je conçois que l’une des raisons majeures soit l’étranglement financier des collectivités locales imposé par la politique ultralibérale de la droite répercutant les injonctions des marchés financiers et du FMI.

C’est pourquoi lors des votes des budgets de ces dernières années et en particulier celui de décembre dernier, je ne partageais pas l’optimisme du maire quant au budget. Je n’étais pas le seul à le dire, on se croyait en dehors de la crise.

Nous voilà rattrapés par la réalité. C’est le personnel qui semble bien servir de variable d’ajustement à un budget de crise quoi que vous en disiez et même si vous aviez quelque peu minimisé l’impact des réformes.

Je vous avais interrogé sur la baisse du nombre d’emplois titulaires, vous aviez répondu des arguments qui ne convainquaient pas. Les faits sont là. Le personnel communal peine à effectuer les missions que lui confient les élus. Des services sont en sous-effectifs, les contractuels sont utilisés pour pallier un moment l’absence de titulaires, puis remerciés. Je note également un mouvement de départ de responsables de services pour des raisons diverses. Ce n’est pas un excellent signal.

Ce que j’entends également ce sont des plaintes sur ce qu’il faut appeler le « management ». Une collectivité locale n’est pas une entreprise privée, c’est un service public. S’il a fallu créer des « ressources humaines » parce que c’était devenu la mode copiée sur les entreprises capitalistes, n’oublions pas que l’humain n’est pas une ressource au sens marchand mais un atout à valoriser pour que le service public soit mieux au service du public. Il a droit de ce fait à des égards comme tout salarié devrait l’être.

Aussi je vous demande d’ouvrir ce soir un débat sur ce sujet en nous donnant des informations sur ce qui se passe dans le personnel. Avez-vous rencontré leurs représentants ? Que disent-ils ? Que pensent chacun des élus ici autour de cette table de ce malaise qu’ils ne peuvent pas ne pas entendre ?

Merci de votre attention.

Il y a actuellement 1 réactions

  • Souffrance et maltraitance subie à saint Jean de la ruelle

    Monsieur Christian Foiret,

    Puisque vous siégez au conseil municipal de la ville dans laquelle je travaille depuis la rentrée scolaire 1989, je me permets de porter à votre attention le fait que mon médecin traitant m'a placée en arrêt maladie sans discontinuer depuis le 28 septembre 2009, pour m'extraire en urgence d'une ambiance de travail hautement pathogène, et dont les effets sur ma santé psychique avaient de très graves conséquences.

    Je précise qu'avant cet arrêt maladie rendu nécessaire par l'imposition unilatérale et sans concertation de nouvelles conditions de travail impossibles à tenir, j'avais pris, dans un état second et pas vraiment en possession de toutes mes facultés de discernement, un congé sans solde pour fuir une ambiance de travail épouvantable et récupérer un peu de toute la souffrance qu'il m'a fallu endurer durant de très nombreuses années, en travaillant au sein du conservatoire de musique.

    Engagée à la rentrée 1989 par le précédent maire, Monsieur Jean-Claude Porteault, et le précédent directeur pédagogique de l'école de musique, Monsieur jean Michaud, mes premières années de travail à saint Jean de la ruelle ont été très agréables et m'ont laissé un excellent souvenir, tant par la bienveillance de la municipalité à soutenir les enseignants artistiques dans les besoins de leur mission de service public, que par la coopération qui pouvait s'établir entre l'administration et l'équipe pédagogique.

    Malheureusement la bonne volonté administrative s'est progressivement et négativement transformée avec le changement d'équipe municipale, impactant du même coup un changement d'attitude du personnel administratif à l'égard des professeurs d'enseignement artistiques ...... considérés soudainement comme des privilégiés qu'il fallait à tout prix surveiller et contrôler pour vérifier qu'ils accomplissaient correctement leurs missions et leur temps de travail, mettant en lumière une jalousie sous-jacente liée au temps spécifique de face à face pédagogique, et une défiance maladive envers leur professionnalisme qui jusqu'alors n'avait pourtant jamais été pris en défaut ......

    J'ai hélas, été l'objet de nombreuses attaques dans le cadre de mon travail, tant de la part de collègues malveillants et jaloux, que de celle de la hiérarchie qui a souvent pratiqué l'abus de pouvoir et de prérogatives, témoin de bien des injustices, de différence de traitement selon les agents, et de discriminations silencieuses pour laquelle la collectivité n'a jamais jugé bon d'intervenir, en dépit de mes alertes, et qui ont contribué grandement à pourrir l'ambiance de travail par une pratique du "deux poids, deux mesures", par une politique du " je déshabille Pierre pour habiller paul", par le déni systématique des dérives comportementales pourtant dénoncées, par la lâcheté, la volonté de nuisance et la jalousie de certains membres du personnel..... etc.....

    Il m'a fallu supporter tout cela et bien plus encore durant de nombreuses années, jusqu'à ce que je m'effondre littéralement au cours de l'année scolaire 2007-2008, sans que les personnes de mon entourage professionnel pourtant témoins de ma souffrance n'interviennent pour me porter assistance, ou pour qu'elles alertent le médecin de prévention et le psychologue de la ville de ma profonde détresse morale ! Cela se nomme de la non assistance à personne en danger, et en relisant tous les courriels adressés durant cette époque aux différents membres de la hiérarchie "multi-têtes", je constate que TOUS, sans aucune exception ont choisi de faire l'autruche, et sont restés littéralement insensibles et de marbre, face à l'expression de mon mal-être et de ma souffrance !!!

    Vous comprendrez Monsieur Foiret, que j'ai du mal à croire qu'une municipalité de gauche puisse oser agir ainsi avec son personnel, alors qu'il prétend par ailleurs défendre les valeurs de la justice, de l'inclusion sociale, de l'égalité et de la solidarité, et en prime, vouloir favoriser le dialogue social avec ses agents !!! Il y a un incommensurable abyme entre le discours et les actes, et je suis en mesure de le démontrer par toutes les injustices, les coups sournois, les calomnies et les absences délibérées de réponses à mes alertes ou à mes légitimes interrogations, dont j'ai été victime durant ma mission au sein du conservatoire depuis 1989.

    l'absence de prévention au sein de la collectivité, combinée à un refus de mesures de réparation et de remédiation aux dérives comportementales dénoncées, et le manque impardonnable de considération pour les multiples alertes de souffrance, d'atteinte à ma réputation professionnelle et à la dignité de ma personne que j'ai régulièrement données à la municipalité, la rendent hautement coupable, car l'arrêt maladie qui m'a été prescrit résulte de la souffrance et de la maltraitance vécue sur le lieu du travail, pour lesquelles la municipalité n'a jamais pris aucune mesure, alors que la loi lui en fait obligation !

    Pour accroître et aggraver encore cette injuste et inqualifiable maltraitance, la municipalité m'a informée de son désir de me licencier pour "inaptitude définitive à mon poste actuel" !!! S'il est vrai qu'après toute la maltraitance subie à saint jean de la ruelle, je n'envisage plus d'y retravailler, cela ne fait pas pour autant de moi un professeur d'enseignement artistique inapte à ses fonctions ! C'est la raison pour laquelle j'ai demandé à monsieur Julien Farion, à plusieurs reprises et en vain, de m'aider à trouver une mutation ou un détachement dans une autre collectivité de la région parisienne. Ma demande a été ignorée !

    C'est parce que vous avez déclaré vouloir soutenir les orientations de gauche au service des habitants et des agents de la collectivité dont je fais encore pour l'instant parti, que je m'adresse à vous, afin que vous vous empariez du dossier pour défendre mes droits et contraindre la municipalité à assumer toutes les conséquences de ses actes inconsidérés et de ses choix inhumains, et qu'elle me dédommage de tous les préjudices que je subis du fait d'un état de santé dégradé, de l'absence totale de revenus de subsistance alors que je suis mère de deux enfants, et d'une carrière interrompue et stoppée dans son avancement, entrainant du même coup des droits moindres à la retraite et une minoration de ma future pension, entre autres.......

    Dans l'attente de votre aide et de votre soutien, Catherine Medioni, Professeur de chant lyrique au conservatoire de saint jean de la Ruelle depuis la rentrée 1989, en arrêt maladie depuis le 28 septembre 2009 provoqué par la souffrance et la maltraitance vécues sur le lieu du travail

    Par Catherine Medioni, le 30 August 2013 à 16:45.